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Eaux-Bonnes

Commune française située en région Aquitaine, dans les Pyrénées-Atlantiques.

La petite cité a émergé au XVIIIe siècle près d’une source thermale, et domine une cascade spectaculaire qui a longtemps fait la renommée de la région. C’est surtout au début du XIXe siècle que la petite station prend de l’ampleur et devient une ville d’eaux à part entière. Ses cures connaissent un grand succès dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment grâce à la mode lancée par la famille impériale et à l’arrivée du chemin de fer dans la région. L’engouement est tel que Hippolyte Taine (1828-1893) comparera les rues de la ville thermale à celles de la capitales, modernes et encombrées.

Delacroix y séjourne sur les recommandations de son médecin à l’été 1845, alors qu’il travaille aux décors du palais Bourbon et du palais du Luxembourg. Il effectue, pour se reposer, une cure thermale d’un mois, entre juillet et août, accompagné du peintre Paul Huet. Cette année-là déjà Delacroix note l’engouement des français pour les cures thermales qui rend le logement difficile et l’effervescence mondaine permanente. C’est sur les recommandations d’Achille Piron qu’il rencontre Adolphe Moreau (1800-1859), familier des lieux ayant une certaine influence, qui va alors s’occuper de lui trouver un logement. Il deviendra ultérieurement l’agent de change du peintre. Delacroix, une fois installé, se concentre alors sur des études aquarellées du paysage qui l’entoure, études qu’il consigne dans un carnet à dessin désormais conservé au musée du Louvre.

Ecole des Beaux-Arts de Paris

Ecole d’enseignement artistique située rue Bonaparte, dans le VIe arrondissement à Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.

C’est sur ce site que s’élève au XVIIe siècle le couvent des Petits-Augustins, transformé sous la Révolution française en lieu de dépôt d’œuvres d’art et d’archives, suite à la nationalisation des biens du clergé. L’archéologue Alexandre Lenoir (1761-1839) est choisi en 1791 pour garder le dépôt. Il y crée le musée des Monuments français en 1796, dont les collections sont ouvertes au public jusqu’en 1816, date à laquelle le gouvernement de la Restauration restitue les églises au clergé. L’Ecole des Beaux-Arts, fondée en 1819 après les différentes refontes de l’Académie sous la Révolution et le Directoire, s’y installe définitivement en 1829. Organe officiel de l’enseignement artistique, elle dispense au XIXe siècle une formation en peinture, sculpture, gravure et architecture, alliant cours théoriques à la pratique en atelier, notamment afin de préparer le Prix de Rome. En 1883, l’école s’agrandit avec l’achat de l’hôtel de Chimay, quai Malaquais et en 1968, sous l’impulsion d’André Malraux, l’architecture est séparée des enseignements de façon définitive. Actuellement sous la tutelle du Ministère de la Culture, elle a toujours pour mission première la formation des étudiants dans le domaine de la création artistique de haut niveau.

Eugène Delacroix y effectue un bref séjour en 1816, à l’occasion de son entrée dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), alors professeur à l’école.

 

Esquisse

« Tableau, généralement de dimensions réduites par rapport à l’œuvre achevée. L’esquisse est souvent de facture libre et figure l’ensemble de la composition dont elle met en place les éléments principaux et présente la structure générale. »

Peinture et dessin, vocabulaire typologique et technique, 2009, vol. I, p. 539.

De façon plus générale elle constitue une première étude d’une composition picturale, sculpturale ou architecturale, et sert de base à son exécution définitive. Il ne faut pas la confondre avec l’ébauche, réalisée sur le support même de l’œuvre définitive.