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Saint-Leu-Taverny

Commune du Val-d’Oise se situant non loin de Frépillon, lieu de résidence de la famille Riesener. Ancienne seigneurie des Condé jusqu’à la Révolution française, la commune est renommée Saint-Leu-Taverny en 1806, puis Napoléon-Saint-Leu-Taverny en 1852, jusqu’en 1870. En 1915, la commune prend le nom actuel de Saint-Leu-la-Forêt, Taverny devenant alors une commune indépendante.

Delacroix y séjourne au printemps 1843, probablement à l’occasion d’un séjour dans la famille de son oncle et de sa tante.

Saint-Sulpice

Eglise du XVIIe siècle située dans le VIe arrondissement de Paris.

Construite sur l’emplacement d’une chapelle du Xe siècle, l’église a été progressivement agrandie jusqu’en 1643, date à laquelle, sous l’impulsion du Prince de Condé, il est décidé de réaliser un édifice plus grand, dont les travaux ne prendront fin qu’en 1870. Plusieurs architectes se succèdent : Louis Le Vau (1612-1670) et Daniel Gittard (1625-1686) pour les plans, Giovanni Niccolo Servandoni (1695-1766) pour la façade, encore inachevée, Oudot de Maclaurin pour la tour nord, Jean-François Chalgrin (1739-1811) pour la tour sud. L’église est transformée sous la Révolution en temple de la Victoire, puis la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice y est rétablie en 1801 après le Concordat, et jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. La compagnie existe toujours dans d’autres établissement de la région parisienne et l’église est classée monument historique depuis 1915.

Au printemps 1849, Delacroix se voit confier le décor de la première chapelle latérale à droite de la nef, la chapelle des Saint-Anges. Le décor est conçu en accord aves les autorités religieuses et représente Héliodore chassé du temple et La lutte de Jacob avec l’Ange sur les deux panneaux latéraux, Saint Michel terrassant le dragon au plafond. Le peintre y travaille régulièrement jusqu’en 1861, malgré le retard engendré par ses autres chantiers de commandes publiques ainsi que par ses problèmes de santé.

Salon

Exposition périodique d’œuvres d’artistes vivants. Institué par l’Académie royale de peinture et de sculpture, le premier a lieu en 1667. Le Salon tire son nom du Salon carré du Louvre, où l’exposition se tient au XVIIIe siècle, et où il reste jusqu’en 1848.

Véritable évènement mondain, le Salon constitue une étape incontournable dans la carrière des artistes français, s’ils souhaitent se faire connaître du public et du gouvernement, et obtenir ainsi les commandes qui leur permettront de vivre de leur art.

Au XIXe siècle, l’exposition gagne en importance culturellement, et le nombre d’œuvres et d’artistes passe de quelques centaines à plusieurs milliers. Les restrictions imposées par le jury d’admission vont progressivement donner naissance à des mouvements réguliers de contestation, qui vont ébranler l’institution tout au long du siècle. Après avoir quitté le Louvre, le Salon officiel est concurrencé par plusieurs expositions parallèles, dont la plus fameuse est le Salon des refusés de 1863. Considéré par le public et l’administration des Beaux-Arts comme un vaste bazar ayant perdu sa dimension artistique et esthétique au profit de considérations matérielles et financières, le Salon est officiellement abandonné par l’Etat en 1881.

Delacroix expose pour la première fois au Salon en 1822, avec La barque de Dante dont l’Etat se porte acquéreur. A partir de cette date, il y expose régulièrement, jusqu’en 1859, envoyant souvent plusieurs œuvres à la fois. Celles-ci font, dans sa jeunesse, l’objet d’avis partagés, voire scandalisés, mais ne freinant en rien la multiplication de commandes publiques, ou l’achat de ses toiles par l’Etat.

Sénat

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